Jurys de l'édition 2009

Jury Documentaires de création

 

Stéphane Hessel

Stéphane Hessel (né à Berlin le 20 octobre 1917) est reçu en 1937 à l'École normale supérieure et simultanément naturalisé français, avant d'être mobilisé en 1939. Résistant lors de la Seconde Guerre mondiale, Hessel rejoint le Général de Gaulle en 1941, déporté à Buchenwald et à Dora, camp de concentration dépendant de Buchenwald. Hessel échappe à la pendaison et s'échappe lors d'un transfert vers Bergen-Belsen. Après la guerre, Stéphane Hessel participe à la rédaction de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme en 1948. En 1962, il crée l'AFTAM (Association de formation des travailleurs africains et malgaches) dont il devient président. En 2008, l'AFTAM compte 22000 lits d'hébergement. En 2003, il signe, avec d'autres anciens résistants, la pétition « Pour un Traité de l'Europe sociale » et, en août 2006, un appel contre les frappes israéliennes au Liban à l'appel de l'UJFP. Stéphane Hessel a été membre de la Commission nationale consultative des droits de l'homme, ainsi que du Haut Conseil de la coopération internationale. Il a signé l'appel collectif de résistants de la première heure à la commémoration du 60e anniversaire du Programme du Conseil national de la Résistance du 15 mars 1944. Ce texte enjoint notamment "les jeunes générations à faire vivre et transmettre l'héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle." Le 21 février 2008, Stéphane Hessel fait entendre sa voix pour dénoncer le non respect de l'article 25 de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme par le gouvernement français et lance un appel pour que soient mis à disposition des fonds pour que tous les sans logis puissent obtenir un toit.

 

 

Bruno Gaccio

Bruno Gaccio est remarqué au début des années 1980 dans l'émission de Philippe Bouvard Le Petit Théâtre de Bouvard, présentant des acteurs de café-théâtre. Depuis 1992 à 2007, il est le chef de fil des des auteurs de l'émission de satire politique "Les Guignols de l'info" sur Canal+. En juillet 2002, le groupe Vivendi Universal (propriétaire de Canal+) est au bord de la banqueroute avec une perte abyssale de 23 milliards d'euros. Porte-parole des salariés de la chaîne cryptée lors de la « révolte » d’avril 2002 qui fait suite à l’éviction de Pierre Lescure, il tient lors des propos très durs envers Jean-Marie Messier le pdg du groupe : « Il a voulu faire de la télévision à péage, les résultats nous ont montrés qu'il ne savait pas faire. Il a ensuite voulu faire du cinéma, les résultats nous ont montrés qu'il ne savait pas faire non plus. Et c'est cet homme qui se permet de licencier celui qui avait avant lui fait prospérer Canal Plus ! ». En 2005 il co-écrit un livre avec le magistrat Philippe Bilger et Gilles Verlant « Le Guignol et le Magistrat » sur le thème d'un dialogue sur la liberté d'expression et sa révolte contre l'omnipotence de l'argent. En 2006, il devient directeur adjoint de la fiction française chez Canal+. Il garde ses responsabilités au département fiction de la chaîne et devient directeur de La Fabrique. En 2008, il créé Grand Hôtel Productions avec Gilles Galud.

 

 

Simone Bitton

Née au Maroc en 1955, Simone Bitton immigre en Israël à l’âge de onze ans, avant de faire ses études de cinéma en France où elle décide de s'installer. Réalisatrice d’une quinzaine de documentaires pour la télévision, du film d’archives historiques au portrait d’écrivain en passant par l’enquête intime, tous ses films témoignent d’un engagement humain et professionnel pour une meilleure compréhension de l’actualité, de l’histoire et des cultures d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient.  Simone Bitton collabore également à plusieurs publications dont Le Monde diplomatique et La Revue d’études palestiniennes.

 

 

 

 

Jury Dossiers et grands reportages

 

Marie-Monique Robin

Après des études de journalisme à Strasbourg, Marie-Monique Robin se rend au Nicaragua et travaille en Amérique du Sud en tant que journaliste indépendante. Elle réalise des reportages sur la guérilla colombienne, puis travaille pour l'agence CAPA. Elle écrit plusieurs livres et réalise plusieurs documentaires sur l'Amérique latine et ses rapports avec les pays coloniaux. Elle obtient le Prix Albert Londres en 1995 pour « Voleurs d'yeux ». Elle est également l'auteur du livre et du film documentaire intitulé « Escadrons de la mort, l'école française », basés sur son enquête à propos des liens unissant les services secrets français à leurs homologues argentins et chiliens (DINA). Dans ce documentaire, elle montre que les méthodes contre-insurrectionnelles utilisées durant la guerre d'Algérie (1954-1962), notamment l'usage généralisé de la torture, ont été enseignées aux forces de sécurité argentines pendant les années de dictature. Ce documentaire a contribué à l'arrestation d'anciens tortionnaires. En effet, Marie-Monique Robin, caméra cachée à l'appui, parvient à rencontrer certains d'entre eux et à obtenir d'importants aveux. Ces vidéos constitueront des preuves lors de leur passage en jugement. Son dernier film « Le Monde selon Monsanto » sur la firme Monsanto a fait beaucoup parler de lui en plein débat sur les OGM en France.

 

 

Robin Shuffield

Robin Shuffield, 39 ans, obtient son diplôme de réalisateur à l’Institut des Arts de diffusion en Belgique. Il quitte ensuite l’Europe pour l’Afrique où il travaille comme journaliste reporter d’images pour le magazine Africa Journal et l’agence Reuters. En 2006, il réalise son troisième documentaire "Thomas Sankara, l’homme intègre", un portrait complet de celui que les Africains ont surnommé le Che africain. Ce film, présenté en 2006 en avant première au FIFDH, rencontre un formidable écho dans le monde et en particulier sur le continent africain. Robin travaille sur deux nouveaux projets pour 2009: "Les ondes de l'himalaya" (en préparation) et "De l'autre côté de la tranchée"(en production).

 

 

Frédéric Debomy

Frédéric Debomy est président d'Info Birmanie, association dont il a été le coordinateur de septembre 2005 à mars 2008. Quelques années plus tôt, il avait conçu et dirigé le livre "Birmanie, la peur est une habitude" mêlant information générale, témoignages et bandes dessinées sur la situation dans ce pays. Scénariste, il est l'auteur de deux livres avec le dessinateur bruxellois Louis Joos et poursuit son travail de bande dessinée avec différents dessinateurs. Parallèlement à cette activité et à son engagement auprès des démocrates birmans, il a entamé un travail de recherche sur les archives télévisuelles du génocide rwandais.